Charte du plongeur responsable :

1. Enseignement de notions d'écologie et d'un code éthique
L'enseignement
de la plongée devrait comporter, au même titre que celui des règles de
sécurité, l'enseignement de notions d'écologie, et d'un code de
conduite à l'égard des populations d'accueil, avec une sensibilisation
particulière au problème de l'eau douce.
2. Connaissance et gestion durable des sites de plongée
Chaque
centre de plongée devrait avoir, au même titre qu'un médecin et des
moniteurs, un biologiste chargé de faire l'inventaire et le suivi de
l'évolution des sites de plongée, responsable de l'état de santé des
lieux visités et de l'information des plongeurs.
Le biologiste ne se
contente pas de dresser une liste d'espèces, mais tente de comprendre
les relations entre espèces, l'importance des facteurs physiques
(température, salinité, phase lunaire, marée, courant) sur la biologie.
Il aurait la responsabilité d'une publication régulière de "l'état de
santé" des lieux de plongée, et d'une information sur les événements
biologiques majeurs.
Ces informations sont nécessaires à la gestion
des sites (mise en jachère de sites fragilisés, surveillance d'espèces
en reproduction, limitation du nombre de plongeurs sur certains sites
lors de période de reproduction d'espèces fragiles). Elles renforcent
considérablement l'intérêt des plongées, en dévoilant aux plongeurs les
espèces et événements biologiques les plus intéressants du moment. Ces
informations permettent de choisir l'emplacement des mouillages fixes
sur les lieux de plongée afin de supprimer les dégâts causés par les
ancres.
Le biologiste est chargé de l'information des plongeurs sur
l'environnement sous-marin, spécifique à chaque site de plongée,
mettant en avant leur originalité, leur fragilité en fonction des
lieux, des saisons et du rythme nycthéméral :
Susciter une réflexion sur les dérives occasionnées par le nourrissage des poissons.
Décourager
la demande, l'achat, la vente d'animaux marins et de souvenirs réalisés
en coquillages, écailles de tortues, dents de requin, etc.
Interdire tout prélèvement au cours des plongées.
3. Partage équitable des ressources avec les riverains.
Ce
partage doit être fait avec les habitants - organisations de pêcheurs,
agriculteurs - après avoir défini les ressources limitantes les plus
fragiles (poissons, crustacés, eau douce…) et avoir estimé le potentiel
renouvelable. Il faut s'accorder avec les riverains sur le partage de
ces ressources, afin que la population ne soit pas privée d'une
ressource vitale à cause de l'écart considérable de pouvoir
d'achat.
Gestion de l'eau douce :
Dans les régions tropicales, un
touriste utilise en moyenne 10 fois plus d'eau qu'un paysan pour
arroser ses champs et nourrir sa famille, 16 fois plus lorsqu'il s'agit
du client d'un hôtel de luxe, d'un joueur de golf, d'un plongeur....
Cette consommation excessive d'eau douce, dont on ne parle jamais au
plongeur, a des conséquences dramatiques sur la population locale qui
ne peut plus arroser correctement les cultures, souvent seule source de
subsistance. Il faut non seulement expliquer aux plongeurs les raisons
des nécessaires économies d'eau douce mais il faut surtout décourager
le gaspillage par tous les moyens.
Gestion de la pêche destinée aux
restaurants :
Biologiste et organisations de pêcheurs doivent définir
le seuil de prélèvement soutenable pour les espèces les plus fragiles
(langoustes, mérous...), et orienter la demande des restaurants pour
éviter que ces espèces trop fragiles ne viennent à disparaître du fait
d'une demande excessive par les touristes.
Signer la charte :
Si
vous désirez soutenir ce projet de Charte du plongeur responsable, vous
pouvez télécharger la pétition, la signer et l'envoyer à Longitude 181.
Pour plus de renseignements :
Longitude 181
12, rue La Fontaine
- 26000 Valence
France
Site web : www.longitude181.com
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